Coopérer en microfinance et microassurance
avec le Sud
02 février 2016

Financements et dents sur mesure…

Dans le cadre du projet Microfact, BRS en ADA soutiennent des institutions de microfinance et de microassurance en Afrique et en Amérique Latine dans leurs activités financières et sociétales. Microfact leur offre des instruments de gestion et des modules de formation, leur permettant ainsi de mettre en œuvre leurs décisions opérationnelles et stratégiques. Présents à l’African Microfinance Week à Dakar, du 29 juin au 3 juillet 2015, Kurt, Piet et Jarek ont pu se rendre compte de l’intérêt marqué pour les services de Microfact. Les nombreux contacts qu’ils ont eus porteront sans aucun doute leurs fruits dans le futur. Nous espérons que la nouvelle version de la factsheet BCEAO, conçue en collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, et présentée lors de l’Innovation Fair, deviendra l’outil standard d’analyse et de communication des résultats financiers dans huit pays africains.

Par ailleurs, l’institution de microfinance locale COOPEC-RESOPP, de Thiès au Sénégal, a demandé l’aide de BRS afin de développer sa comptabilité et ses systèmes de contrôle interne. Malgré l’agenda chargé de nos envoyés au Sénégal, ils ont trouvé le temps de flâner au marché local de Thiès. Rentrer à la maison sans cadeaux, impensable… Ils ont ainsi trouvé un beau souvenir de leur voyage au Sénégal chez Ousmane, un jeune qui vend des parures qu’il réalise lui-même.  

Quand Ousmane était encore un petit garçon, il aidait son grand-père à concevoir et réaliser des parures. Quelques années plus tard, son grand-père lui céda la petite entreprise ; Ousmane l’a développée, a étendu l’offre et a obtenu de l’hôtel local l’occasion d’exposer et de vendre ses parures dans le hall d’entrée de l’hôtel. Kurt, Piet et Jarek n’en croyaient pas leurs yeux: en plus des parures, on y trouve des dents faites sur mesure! Heureusement, aucun des trois n’avaient besoin de nouvelles dents car Ousmane était fin prêt pour leur offrir un traitement de faveur. Il convient également de noter qu’Ousmane n’a jamais demandé un microcrédit: d’une part parce qu’une grande banque a refusé sa demande de financement et d’autre part parce qu’il n’était pas au courant de l’existence des institutions locales de microfinance et de microassurance. Heureusement, grâce à BRS il a pris conscience que ces insitutions peuvent l'aider à sortir de la précarité.