Coopérer en microfinance et microassurance
avec le Sud
12 juillet 2019

Microvision : traduire les rêves en chiffres

Microvision. Tel est le nom de la dernière création de Microfact.
Microfact est une initiative de BRS et de l’ONG luxembourgeoise ADA. Elle conçoit des instruments de travail pour les institutions de microfinance et de microassurance. Elle lance un instrument de planification baptisé Microvision. Ce nouvel outil a été présenté aux collaborateurs de terrain de près de douze pays différents lors d’une formation pilote organisée en novembre. L’Américain Chuck Waterfield, grand monsieur du de la microfinance et de la projection financière, était également présent. Tout comme Oricel Caminero, consultante en microfinance en Amérique latine, et Johan Serré, nouveau bénévole KBC pour BRS.

Besoin de simplicité

Chuck : « Il y a plusieurs années, j’ai conçu Microfin, un logiciel de planification destiné aux institutions de
microfinance (IMF). C’était un instrument très précis, mais complexe et chronophage. Dès lors, il convenait surtout aux grandes organisations. L’outil conçu par BRS avec ADA permet de collecter des données de manière plus simple et plus rapide pour réaliser une projection. »

Oricel : « Microvision répond ainsi à un besoin significatif de nombreuses petites IMF disposant de moyens limités. En effet, c’est grâce à une projection réaliste de leurs résultats futurs que ces institutions peuvent élaborer un plan économique adapté, élaborer une planification stratégique et les rendre opérationnels. »

Une visibilité accrue

Chuck : « La planification est cruciale. Malheureusement, elle se déroule de manière assez rudimentaire au sein de nombreuses IMF, en se basant davantage sur l’intuition que sur des données solides. Ce nouvel instrument leur permettra de collecter ces données précises. Elles pourront ainsi évaluer leurs prix et se
faire une idée de la quantité de liquidités dont elles ont besoin pour satisfaire de nouveaux clients et des réserves necessaires pour faire face à des difficultés imprévues. »

La simplicité, ça marche

Johan : « En tant que nouveau bénévole, je ne possède aucune expérience des instruments proposés par Microfact, mais je constate que Microvision n’est en aucun cas moins efficace que les outils professionnels que j’utilise à la banque. Il se base sur une simple feuille Excel, mais c’est un instrument logique et pratique qui génère un résultat suffisamment détaillé. »

Oricel : « Il est aussi très convivial, et en outre disponible gratuitement sur le site de Microfact. Vous pouvez même obtenir un soutien supplémentaire via un consultant. »

Rendre les rêves rentables

Johan : « Et ce soutien ne se limite pas à l’explication du logiciel. Les personnes bénéficient également d’un accompagnement pour faire les choix stratégiques adéquats. Vous allez engager du personnel ? Vous cherchez des fonds supplémentaires ? Cet outil vous aide à déterminer si vos décisions seront rentables à l’avenir. Il offre aux IMF la possibilité de travailler de manière plus professionnelle et de créer une économie viable en partant de zéro. »

Oricel : « J’ai la certitude que de nombreuses institutions de microfinance utiliseront ce nouvel outil. Parce que Microvision les aide à traduire leurs rêves et leurs espoirs en chiffres et en nombres. »

Et enfin : le coeur

Chuck : « Elles seront ainsi mieux à même de remplir leur mission sociale. C’est très important. Mon coeur va toujours à la microfinance et je suis d’avis que l’action de BRS et de Microfact constitue une source d’inspiration majeure. Parce qu’il ne s’agit pas de profits, mais de durabilité. Cette collaboration avec des personnes qui partagent ma vision me rend vraiment très heureux. »