Jan et Isabelle ont rencontré les personnes qui s’occupent des dossiers

« Plus encore qu'auparavant, je sais pour qui et pour quoi je travaille. »

Le comité d’investissement de BRS Microfinance Coop a une tâche très importante : c’est la qu’est décidé où vont les investissements. Ces décisions sont basées sur des dossiers, des chiffres et des mémos qui arrivent via Incofin IM, mais nos collaborateurs s’engagent également à se rendre sur place et à rencontrer les personnes qui gèrent les dossiers. Nous pouvons ainsi mieux comprendre la réalité et apprendre à connaître nos partenaires potentiels. Isabelle Cardinael, gestionnaire de fonds chez KBC, et Jan Bergmans, gestionnaire financier chez Cera, siègent au comité d’investissement et ont réalisé un voyage d’étude sur des projets de microfinancement au Salvador et au Honduras. 

 

« Ne rien avoir »

Isabelle : « Depuis des années, je lis des mémos de placement sur les institutions de microfinancement et leurs clients. Et me voilà brutalement dans la réalité. Toutes ces notes ont soudain pris vie. Le décalage est saisissant... »

Jan : « Le passage à la réalité m'a aussi fait un choc. Tout d'un coup, on rencontre tous ces gens auxquels nos dossiers font référence, dans leur environnement. Ce n'est que comme ça que vous vous rendez compte de la dureté de leur vie et de l’importance de leur donner une chance d’avancer. »

Isabelle : « Bien sûr, on sait que le microfinancement fait une différence. Mais ce n'est qu'une fois sur place que j'ai pleinement compris ce qu'il impliquait. Par exemple : nous avons été reçus par un groupe de femmes qui avaient lancé un commerce de produits de beauté, de shampooings et de crèmes naturels. Quand elles ont commencé, elles n'avaient rien. Même pas de table pour travailler. Elles en ont acheté une avec un microcrédit. Au moment où elles me racontaient cela, je me suis rendu compte que "ne rien avoir" signifiait littéralement : ne rien avoir du tout. »

Bien plus que de l'argent

Jan : « Avec un petit crédit destiné à l'achat de matériel de base, on aide des gens à lancer leur affaire. BRS Microfinance Coop rend cela possible en accordant des emprunts aux organismes de microfinancement vers lesquels se tournent les futurs entrepreneurs. De cette façon, ces institutions peuvent continuer leur effort de professionnalisation et de croissance. » 

Isabelle : « Le microfinancement ne tourne pas non plus uniquement autour de l'argent. En effet, il est tout aussi important que les institutions de microfinancement coachent également leurs clients. Elles renforcent leur confiance en eux et leur donnent toutes sortes de formations. » 

Jan : « Au sujet du développement de produits, par exemple. Les dames fabriquant leurs produits de beauté vendaient initialement leur shampooing dans des bouteilles de coca recyclées, sans étiquette. Elles commercialisent désormais des flacons stylés avec une belle étiquette et un logo reconnaissable. Grâce à cette nouvelle présentation, elles osent proposer leurs shampooings à des hôtels. Il s'agit d'un bond en avant pour elles. »

Ambassadeurs

Isabelle : « Notre expérience dans ces pays confirme la nécessité du travail de BRS Microfinance Coop. Je ressens désormais plus d'empathie pour les gens qui vivent dans la pauvreté. Effectuer ce voyage d'étude et parler sur place avec les intéressés m'a aidée à mieux comprendre les racines de la pauvreté. Les grandes propriétés foncières et l'inégalité des revenus, sans oublier la guerre civile dans le cas du Salvador, jouent un rôle crucial dans ce phénomène. »

Jan : « Le changement climatique les touche également. Les petits agriculteurs locaux doivent adapter leurs récoltes et les rendre plus résistantes aux variations des conditions météorologiques. Cela demande du temps. »

Isabelle : « Ce voyage était vraiment enrichissant sur le plan personnel. C'est un sentiment particulier de se rendre compte que son travail est utile à l'autre bout du monde. Je vais certainement partager cette expérience au sein de KBC. »

Jan : « Plus encore qu'auparavant, je sais pour qui et pour quoi je travaille. Je suis convaincu que toutes les personnes qui m'ont accompagné dans ce voyage sont désormais des ambassadeurs de BRS asbl et de BRS Microfinance Coop ! »