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20 avril 2026

« Un saut dans l’inconnu », c’est comment  l’auditeur de KBC David Vanhoof décrit sa première mission BRS en tant qu’expert volontaire. Et c’était tout autant le cas pour sa collègue du marketing, An Debie. En janvier, ils sont partis ensemble en Ouganda pour y donner, au nom de BRS, un atelier sur le développement de produits et le marketing. Le début d’une collaboration, dont ils assureront également à l’avenir le suivi de la mise en œuvre des acquis. Les participants à cette formation sont des institutions de microfinance ougandaises (IMF) qui souhaitent mieux adapter leurs produits aux besoins de leurs clients.

An et David sont   partis en tant que nouveaux volontaires BRSavec une solide expérience chez KBC et de nombreuses connaissances et compétences dans leurs bagages. Sans oublier une préparation minutieuse.

 

Une marque de confiance

An : « Des mois avant notre départ, nous avions déjà entamé les préparatifs. Nous avons profondément retravaillé le matériel d’ateliers similaires organisés par le passé et y avons ajouté de nouveaux contenus. Rien que cela a représenté un parcours intensif. Heureusement, nous avons bénéficié d’une grande liberté pour tout concevoir à notre manière. Une belle marque de confiance de la part de BRS. »

David : « Grâce à cette longue et intense préparation, .nous maîtrisions vraiment la matière au moment du départ. »

An : « L’aide de Kurt Van den Neste, coordinateur microfinance chez BRS, a été extrêmement précieuse durant cette phase préparatoire. Et aussi sur place, en Ouganda. Il a réfléchi avec nous, apporté son aide lorsque c’était nécessaire et veillé à ce que tout soit bien organisé. »

David : « Il connaît ces IMF depuis longtemps, et on ressent immédiatement le lien de confiance qu’il a construit avec elles au fil des années. Il était très apprécié. Et honnêtement : en tant que nouveaux venus, nous avons nous aussi beaucoup apprécié le calme que dégage Kurt et la confiance qu’il nous accordait. 

La pièce manquante du puzzle

David : « L’atelier comptait 24 participants issus de trois IMF : Hofokam, Madfa et Ebo. Parmi eux, des experts des départements marketing, crédit et finance, et même quelques auditeurs. Un groupe très diversifié, doté d’une solide expertise professionnelle. Dès le premier jour, j’ai été agréablement surpris par leur professionnalisme. »

An : « En matière de marketing – mon domaine – ils étaient clairement familiers avec les concepts et la terminologie. Ce qui manquait encore, c’était le chaînon permettant de traduire tout cela dans la pratique. »

David : « Il en allait de même pour le développement de produits, qui relève davantage de mon expérience. Dans les deux domaines, nous leur avons fourni des outils pour passer de la théorie à l’application concrète. »

An : « À l’aide d’un cas fictif – le lancement d’un nouveau restaurant – nous avons analysé des processus et appliqué différentes méthodologies. Nous avons volontairement choisi un type d’entreprise différent d’une IMF. Cela aide à porter un regard neuf sur les processus. »

David : « Nous commencions toujours par un peu de théorie, puis nous la mettions en pratique à travers des exercices. Ils travaillaient en petits groupes, composés de collaborateurs de différentes IMF, afin de favoriser les échanges. »

An : « Nous partions de questions très concrètes. Quel est le public cible de votre restaurant ? À quoi ressemble un client potentiel ? Quel parcours suit il pour choisir précisément votre établissement ? De cette manière, nous avons analysé de façon très pratique des processus marketing concrets. »

Quand la connaissance prend vie

David : « Ensuite, nous avons appliqué ces mêmes exercices à leur propre IMF et aux produits financiers qu’elles proposent. Cette fois, ils travaillaient avec leurs propres collègues. Nous avons par exemple réalisé une analyse de portefeuille : les produits financiers que vous offrez sont ils toujours à jour ? Peuvent ils être optimisés ou faut il développer une nouvelle offre ? »

An : « Ils se sont totalement investis dans l’exercice. C’était comme si les outils que nous leur proposions donnaient soudain vie aux connaissances qu’ils avaient déjà. Les résultats qu’ils ont présentés étaient mûrement réfléchis et très aboutis. »

David : « Ils posaient aussi beaucoup de questions, se challengeant mutuellement et nous poussant à réfléchir. Le travail était intense, mais il y avait aussi beaucoup de rires! Les petits moments de baisse d’attention que l’on peut parfois observer lors de formations étaient très limités. »

Des femmes puissantes

An : « Ce qui m’a énormément marquée cette semaine là, ce sont les témoignages  des femmes. Elles assurent souvent le revenu familial. En plus de leur travail à l’extérieur et de l’éducation des enfants, elles gèrent presque toutes une ou plusieurs petites activités. Elles veulent vraiment avancer dans la vie. De véritables femmes puissantes, à mes yeux. »

David : « Cela vaut aussi pour les participantes féminines de notre atelier. Elles étaient six, et très présentes. Elles affirmaient leur place, prenaient la parole et lançaient de bonnes idées. Leur présence mettait en mouvement un changement important. »

An : « Je crois profondément que la microfinance aide les femmes à progresser. Elles commencent avec une poule et en font une ferme. Et en travaillant en groupe, elles se renforcent mutuellement. »

Un concept formidable

An : « Pour être honnête, cette expérience m’a sérieusement sortie de ma zone de confort! Mais à la fin de la semaine, j’avais vraiment le sentiment d’avoir apporté quelque chose aux personnes sur place. J’ai reçu énormément de reconnaissance et de gratitude de la part des participants. Cela fait chaud au cœur. »

David : « Ce qui me restera surtout, c’est l’enthousiasme avec lequel tout le monde a participé. Et ils m’ont beaucoup surpris en combinant, lors d’un exercice, deux méthodologies différentes pour aboutir à quelque chose de totalement nouveau. J’ai vécu l’interaction comme très égalitaire, presque comme entre collègues. »

An : « Et avec cette première mission, nous voilà tous les deux officiellement baptisés experts volontaires ! »

David : « En effet. En plus, le concept est fort : BRS invite des collaborateurs de KBC à mettre leurs connaissances et leur savoir faire au service d’organisations du Sud. Et j’apprécie également que KBC soutienne ces initiatives. Oui, nous sommes désormais baptisés. J’espère que cette collaboration durera encore longtemps ! »